Les orages

Alors les amis, cette fois je suis là pour un point de météorologie, alors pour celui ou celle que ça intéresse, je vais parler maintenant des orages ! Alors les orages pour beaucoup c’est juste énervant parce que l’on ne peut pas jouer au football ou même un truc très violent qui fait peur quand ça te tombe dessus. Et bien lorsque vous aurez fini de lire cet article, vous en saurez un peu plus sur ce phénomène violent certes mais naturel.

Un orage est une perturbation atmosphérique (perturbation puisque ça fait partie de la famille « mauvais temps ») d’origine convective (je développerai ce mot barbare plus tard… Pas d’inquiétude !) et créée par un type de nuage très spécial que l’on nomme le cumulonimbus. Alors pour comprendre un peu mieux, je vais vous en parler de ces fameux cumulonimbus ! C’est un nuage qui possède une très forte ascension verticale et qui au départ se présente sous la forme d’un innocent cumulus, ce joli petit nuage en forme de boule de coton.

Sous nos latitudes dans un climat tempéré, les cumulus se forment généralement l’été en milieu de matinée, lorsque le rayonnement chaud et important du soleil cause une évaporation de l’eau (rivières, lacs…) et fait que cette même vapeur d’eau qui en résulte gagne de l’altitude. Tout le monde le sait, plus on va en altitude plus il fait froid et donc ce froid entraîne la condensation de cette vapeur d’eau qui redevient liquide sous forme de nuage (le cumulus). Et comme en été, il fait de plus en plus chaud au cours de la journée, le petit cumulus va être de plus en plus alimenté en vapeur d’eau, donc en eau et ainsi il va grossir. Enfin, il grandit plutôt et il s’étend de plus en plus vers le haut, gagnant de l’altitude. Vous me direz : « Pourquoi vers le haut ? » et bien tout simplement parce que la vapeur d’eau alimentant continuellement le cumulus est accompagnée d’air chaud ascendant qui pousse l’eau en train de former le nuage vers le haut, et donc le cumulus se développe à la verticale.

Si les conditions sont réunis (chaleur et humidité) le cumulus va au bout d’un temps plus ou moins long (entre 30mins et 2h) atteindre la tropopause, c’est-à-dire la limite entre la stratosphère et la troposphère.La tropopause se situe à une altitude avoisinant les 11000 m!!! Or, à cette altitude les forts courants chaud accompagnant le futur cumulonimbus ne peuvent plus continuer de monter mais ils ne cèdent pas non plus face à l’air froid descendant, alors il y a conflit et l’air chaud se met à se déplacer sur l’horizontale de sorte qu’arrivé à la tropopause le cumulus (que l’on considère déjà comme un cumulonimbus) va s’étaler sur l’horizontale et prendre cette forme d’enclume très caractéristique.

A ce moment là, il est arrivé à maturité et c’est là que le spectacle commence. Les courants froids descendants l’emportent sur l’air chaud et rabattent avec eux vers le sol les gouttelettes d’eau, les cristaux de glace et de neige qui vont donner les précipitation lors de l’orages.

Sur la photo précédente, on distingue au sommet du cumulonimbus « l’enclume ». C’est un phénomène rare : lorsque les courants ascendants du cumulonimbus sont vraiment très violents, ils transpercent la tropopause et forment au dessus de l’enclume un petit bout du nuage qui dépasse et que l’on appelle un dôme. Ensuite je l’ai déjà dit, lorsque les gouttelettes d’eau atteignent le sol, il pleut, et lorsque c’est le tour des cristaux de glace, il grêle. Il faut savoir qu’un cumulonimbus peut même être accompagné de tout les types de précipitations, comme la neige ! Maintenant voici une petite vidéo qui schématise la formation d’un cumulonimbus (faut dire que j’explique pas si bien que ça) :

La règle d’or des orages c’est qu’ils se forment plus fréquemment et ils sont plus violent lorsqu’il y a beaucoup de chaleur et d’humidité, c’est pourquoi leur violence s’accroit vers l’équateur. Et, à l’inverse, ils sont inexistants aux pôles. Maintenant, je vais expliquer la formations des éclairs, phénomènes dangereux et impressionnant des orages.

Les cristaux de glace, en descendant vers le sol, rabattus par les vents descendants, s’entrechoquent et se frottent entre eux et cela crée de l’électricité statique. Dans un cumulonimbus, il y a les charges positives au sommet du nuage et les charges négatives à sa base. Les éclairs sont dus à des charges importantes d’électricité statique dans un nuage. Plus précisément quand, par exemple, les charges négatives (à la base du cumulonimbus) sont trop importantes, elles vont chercher à se décharger vers un objet (une cible) généralement situé en altitude (clochers, antennes satellites…) dont le sommet et englobé d’une charge inverse (et inversement). A ce moment là, il va se former entre le nuage et l’objet un « canal » ionisé qui va permettre à l’électricité de passer sous la forme d’une gigantesque étincelle : l’éclair. Bien entendu, la formation d’un éclair, la recherche d’une cible éventuelle et tout le reste ne se font qu’en quelques millièmes de secondes !

Il existe plusieurs types d’éclairs :
- Les éclairs intra-nuageux qui se produisent à l’intérieur d’un même nuage.
- Les éclairs inter-nuageux qui se produisent entre deux nuages ou entre deux parties d’un même nuage.
- Les éclairs nuage-ciel qui se produisent tout bêtement dans le ciel.
- Et enfin les éclairs nuage-sol (aussi appelés foudre) dont certains atteignent le sol ou des objets.

Ce qu’il y a aussi de très dangereux dans un cumulonimbus ce sont les vents. Pour une personne qui pilote un planeur, un U.L.M ou qui fait tout simplement du parachute, traverser un cumulonimbus ou même simplement passer juste en dessous c’est prendre le risque de mourir de plusieurs manières ! En effet, sous la base d’un cumulonimbus, il y a des courants descendants très violents qui peuvent rabattre subitement un planeur au sol et le faire s’écraser ! Pour un parachutiste ou un U.L.M, passer dans un cumulonimbus est cent fois plus dangereux : les courants ascendants ne perdent pas de temps et entraînent la personne très vite et très haut en altitude, parfois même au sommet du nuage ! Déjà, la malheureuse personne aura déjà eu le temps de mourir congelée, asphyxiée par le manque d’oxygène, foudroyée, noyée par les pluies diluviennes ou de s’être fait assommée par un grêlon qui, dans un cumulonimbus peuvent être aussi gros que des balles de tennis, ce qui n’est pas mieux !!! Il y a aussi les cisaillement très violents des vents (confrontation entre air chaud et air froid) qui peuvent briser un planeur comme une allumette ! Bref n’importe quel aviateur ou pilote dans l’armée de l’air vous le dira, si pour eux il y a bien un nuage qu’il ne vaut mieux pas rencontrer dans les airs, c’est bien le cumulonimbus ! D’ailleurs des météorologues en coopération avec des pilotes travaillent jours et nuits pour leur procurer un « bulletin météo » pour plus précisément leur dire si ils peuvent ou pas prendre les commandes et partirent en mission !

C’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cet article passionnera les passionnés des orages et informera les débutants en météorologie, je vous souhaite à tous au revoir et à bientôt !

Julien

Commentaires

  1. mom
    8 décembre 2008 | 14:59

    Bonjour,

    J’en sais beaucoup plus maintenant ! Ceci dit, j’ai une question : aurons-nous de la neige cette année à Rians ?
    Je n’ai toujours pas acheté mes skis !!
    Bonne continuation à tous….

    Sylvie

  2. 12 décembre 2008 | 22:07

    Bonjour,
    Félicitations pour votre site et votre blog. Très beau graphique, et des articles de qualité, comme celui-ci sur les orages. Bravo. Nous parlerons de votre travail sur notre antenne.

    Yann ARTIGUELONGUE
    Directeur

  3. AAL
    13 mars 2009 | 22:54

    Ce site m’a beaucoup aidé pour mon devoir de français. Merci beaucoup d’avoir regrouper ces informations en ce site ultra-cool!

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